Riff d'intro :
(pour harmonica en accordage Richter, jeu en 2nde position)
-2 -12
-12 12 -12 12
-1 2 -1 2 -1
(répéter)
Couplet :
(pour harmonica accordé en Paddy Richter, 1ère position)
4 5 6
6 5 4 -4 4
5 -5 7
7 -8 -8 -8
-7 6
6 -6 -7 7 7 7 7
7 -7 -7 -7
7 7 7 7
6 3 4
4 5 6
6 5 4 -4 4
Tout pour progresser à l'harmonica diatonique : tablatures, vidéos, analyses et techniques de jeu pro. Bonne visite !
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mercredi 4 mars 2020
samedi 7 mai 2016
Rhythm Slim, ou le pouvoir de la moustache
Salut ! La chaîne de Rhythm Slim, c'est de l'or entre les mains d'un petit jeunot. Cet harmoniciste féru des plus grands joueurs de blues m'a tapé dans l’œil et dans les oreilles, aussi ne pouvais-je faire autrement que de partager cette pépite avec vous !

Doté d'une magnifique moustache (j'aime), de tatouages black & white (j'adore !), mais surtout d'un sens musical génialissime, il a déjà publié de nombreuses vidéos dans lesquelles il décortique et enseigne des phrasés typiquement blues, puisés dans le répertoires des plus grands : Little Walter, Sonny Boy Williamson, Muddy Water... Ses analyses sont claires, assez techniques sur la partie théorique, du pur bonheur pour les amateurs de blues.

Attentions, oreilles délicates : pas d'ampli, pas d'améliorations audio, il se filme avec un appareil de faible qualité et le son n'a rien de professionnel. Exactement ce que j'aime, de l'harmonica sans chichis, pur et dur, du partage musical direct sans prétention. Aussi généreux que talentueux ! Impossible de résister à l'appel du blues avec ce petit gars, qui déborde de passion et de ferveur. Jugez plutôt cette vidéo où l'on découvre un phrasé savoureux emprunté au géant Muddy Waters :
Si vous avec le bonheur de comprendre l'anglais, vous apprécierez en bonus l'humour et la tchatche qui rendent ce tongue-blocker tout simplement attachant.
Bon visionnage, et bon harmo !
vendredi 15 avril 2016
Blues licks
Du tongue block et du pucker, des bendings, du speed playing et des double steps... Dans les extraits suivants, vous avez un peu de tout. C'est ma salade bluesy matinale. Rien de très élaboré, un peu brouillon, mais on s'en fiche. Enjoy !
mardi 12 avril 2016
Ballade rock du matin
Quel bonheur de jouer de l'harmonica sur un accompagnement ! Je ne sais pas vous, mais j'adore jouer juste après le petit déjeuner, pour se mettre en forme, tout en douceur. Et voilà la journée qui commence avec un rayon de soleil musical.
Le but ici n'est pas de démontrer une quelconque virtuosité ! Mais de se faire plaisir, de s'échauffer, et peut-être avoir la chance de voir surgir des phrasés que l'on n'avait jamais joué auparavant. Voici un petit enregistrement :
S'entraîner quotidiennement avec un backing track, c'est une gymnastique vitale pour tout musicien qui ne veut pas s'isoler dans ses propres répétitions. Si vous ne connaissez pas encore, c'est tout simple : munissez-vous de votre harmonica, allez sur Youtube ou n'importe quelle autre plateforme multimédia, et recherchez "backing track C" par exemple (si votre harmonica est en C et que vous voulez vous entraîner à la première position).
L'exercice vous paraîtra peut-être déroutant au début si vous n'êtes pas habitué. Mais une fois qu'on prends le pli, on ne peut plus s'en passer !
Et voici ce que ça donne en version blues-funk :
Et voici ce que ça donne en version blues-funk :
Bon courage, et bon harmo !
samedi 9 avril 2016
La valse espagnole des étoiles
Salut ! Voici un petit délire avec un talentueux ami guitariste. La guerre des étoiles, c'est bien, mais la valse espagnole des étoiles c'est encore mieux !
Bon week end à tous !
dimanche 3 avril 2016
Le train song
Le Train Song à l'harmonica, c'est un peu comme The Entertainer au piano : quelque chose qui fait toujours son petit effet ! Donc l'avoir dans votre répertoire est un bon point. Le seul inconvénient, c'est la difficulté technique, tant au niveau du souffle que des articulations, poussés à vitesse maximum. Voici un Train Song (parmi d'autres !) interprété par Madcat :
Sa version est ma préférée, pleine de charme et d'expressivité. On a vraiment l'impression d'entendre la vieille locomotive à vapeur entrer en gare, siffler puis lancer à toute blingue sa machinerie infernale !
Pour apprendre ce morceau, vous trouverez une pléthore de tutoriels sur Youtube, dans les forums d'harmonicistes, etc. Deux difficultés se poseront à vous : les bons tutoriels sont difficiles à trouver, et la plupart sont en anglais. Je vous conseille donc celui d'Adam Gussow. C'est avec lui que j'ai appris bon nombre de mes techniques favorites.
Si vous voulez passer la parlotte, réglez directement la vidéo sur 06:00. Comme vous le verrez, il conseille d'utiliser la méthode du "naka taka", en inspirant le "naka" et en soufflant le "taka", mais personnellement, j'aime varier avec le "kala koulou", surtout à vitesse rapide.
En résumé, deux effets sont essentiels dans cet exercice de style. D'abord, le sifflement de la locomotive à vapeur. Pour l'imiter, rien ne vaut un bon vieux double step (bending de deux notes simultanées). D'abord le trou 3 aspiré, enrichit du 4, remplira cette fonction à merveille. Vous pouvez l'appuyer d'un effet wahwah bien placé. Puis le 4 enrichit du 5, plus strident, vous permettra de faire monter la tension vers le milieu ou la fin du morceau. Ensuite, la machinerie, que l'on imite en alternant -12 et +12 de plus en plus vite, avec diverses articulations.
En résumé, deux effets sont essentiels dans cet exercice de style. D'abord, le sifflement de la locomotive à vapeur. Pour l'imiter, rien ne vaut un bon vieux double step (bending de deux notes simultanées). D'abord le trou 3 aspiré, enrichit du 4, remplira cette fonction à merveille. Vous pouvez l'appuyer d'un effet wahwah bien placé. Puis le 4 enrichit du 5, plus strident, vous permettra de faire monter la tension vers le milieu ou la fin du morceau. Ensuite, la machinerie, que l'on imite en alternant -12 et +12 de plus en plus vite, avec diverses articulations.
Cet article est tagué "exercices débutants" car à mon sens il vaut mieux s'entraîner au Train Song dès le début, même quand on ne maîtrise pas encore tous les bendings ou qu'on a pas encore trouvé un son clair. Cela reste un excellent exercice de souffle et de rythme.
Il existe de nombreuses variantes, alors commencez par une version, puis essayez une autre, comparez, testez, entraînez-vous. Voici une sélection de mes préférées :
Terry McMillan, possédé par une fièvre musicale démentielle, sans néanmoins perdre son extraordinaire maîtrise technique.
Un des meilleurs profs du Web, J. P. Allen, donne quelques conseils.
La version de Will Wilde est assez difficile à réaliser mais pleine de variations intéressantes, mêlant pucker et tongue blocking.
Et enfin, impossible de ne pas citer Deford Bailey quand on parle du Train Song, puisqu'il en serait l'initiateur historique ! (il apparaît dans la vidéo à partir de 2:30)
Bon courage !
Terry McMillan, possédé par une fièvre musicale démentielle, sans néanmoins perdre son extraordinaire maîtrise technique.
Un des meilleurs profs du Web, J. P. Allen, donne quelques conseils.
La version de Will Wilde est assez difficile à réaliser mais pleine de variations intéressantes, mêlant pucker et tongue blocking.
Et enfin, impossible de ne pas citer Deford Bailey quand on parle du Train Song, puisqu'il en serait l'initiateur historique ! (il apparaît dans la vidéo à partir de 2:30)
Bon courage !
vendredi 11 mars 2016
Ellie Goulding, "Army" : la sensible sous les feux de la rampe
Salut ! Ellie Goulding a sortit tellement de tubes que je ne les compte plus. "Lights", "Burn", "Love Me Like You Do" (bande originale du torride Cinquantes nuances de Grey), le tout récent "Something In The Way You Move" qui donne envie de sauter partout... Aujourd'hui je vous propose d'écouter et d'analyser très brièvement "Army", une chanson où elle rend hommage à une amie chère, avec laquelle elle se sent invincible ("when I'm with you / I'm standing with an army").
Voici le clip officiel :
Que ressentez-vous en écoutant ces paroles, cette mélodie, ce refrain ? Pas grand-chose, peut-être, ou au contraire beaucoup d'émotions ; si tel est le cas, sauriez-vous les décrire ? Plutôt de la tristesse, de la mélancolie, ou de la joie, de la gaieté... Me concernant, c'est un peu entre les deux. Cette chanson-hommage est comme une déclaration d'amour, chargée d'affection et de tendresse, peut-être d'un brin de mélancolie qui rappelle les épreuves traversées par les deux amies, en même temps qu'une puissante joie de vivre, presque inébranlable. Quand on a la chance d'avoir près de soi une personne aussi proche, comment résister à l'envie de lui dire, de lui chanter combien on l'aime ?
De mots c'est bien gentil, mais voyons ce que donne la mélodie.
Prêtons un instant l'oreille à ce si joli refrain. Si on en extrait la structure mélodique, on obtient les degrés suivants :
When (V) I'm (V) with (V) You (VII), When (V) I'm (V) with (V) You (VII),
I'm (V) stan (I) ding (VII) with (V) an (IV) a (V) a (IV) a (III) a (II) rmy (I) (bis)
Certains degrés s'imposent, tandis que d'autres sont plus discrets, presque comme des notes de passage. On retient surtout le V et le VII dans la première partie ("when I'm with you" répété deux fois), tandis que la seconde partie fait une descente de tonique à tonique basse (I) en passant par la septième (VII), la quinte encore une fois (V), et rapidement la quarte, la tierce, et la seconde.
Voilà qui est tout bonnement fascinant, comme à chaque fois qu'on dissèque une mélodie pour comprendre comment elle est faite, comment elle vit.
Le degré V est aussi appelé "dominante", en raison de sa propension à créer un effet d'attente, une tension qui appelle la résolution par le degré I. Un des plus célèbre exemples se trouve dans notre hymne national : "Allons (V) en (V) fants (I) de (I) la (II) pa (II) tri (V) i (III) ie (I)". La Marseillaise commence sur une dominante basse, qu'elle résous immédiatement sur la tonique au-dessus, avant de monter sur la seconde, puis de nouveau la quinte (le "i" de "patrie), sur laquelle elle s'attarde un moment, avant de redescendre sur la tierce puis finalement la tonique.
Exemple de dominante basse et de tonique : sol et do.
De son côté, Ellie commence pareil : le degré cinq marque les premières paroles de son refrain ("when I'm with"), et l'on s'attends presque à entendre la tonique supérieure venir célébrer glorieusement le "you", comme l'apogée de l'hommage qu'elle rend à son amie. Sauf que ce "you" se positionne sur la septième, la fameuse "sensible".
Exemple de sensible sur la gamme de ré : do#, située juste un demi-ton en dessous de ré (le degré VIII et équivalent au I, c'est la tonique)
La sensible... Proche, si proche de sa sœur aînée la tonique, la grande patronne qui détermine le rôle de toutes les autres notes. Et qui pourtant ne serait rien sans ses consœurs, et surtout sa fausse jumelle la sensible, qui la mets si bien en valeur, qui donne tellement envie de l'entendre à nouveau. Est-ce une manière de décrire la relation entre les deux femmes, la dynamique de leur amitié quasi fusionnelle ?
La mélodie semble s'arrêter dans le temps sur cette note qui prends une place immense dans le refrain, et qui souligne combien la chanteuse se sent proche de son amie. Ce "you" renvoie à celle qui l'a accompagnée dans les meilleurs moments et dans les pires épreuves.
Jouez la tonique encore et encore, et cela ne signifie plus rien ; on a besoin des autres notes, de mouvements et d'effets de tensions/apaisements pour apprécier les retours sur la tonique. Cette longue sensible tenue, que l'on entends sur trois pulsations et deux mesures à la suite, créé un magnifique effet de suspension. Quand enfin vient la résolution par la tonique supérieure ("Stan (I) ding"), ce n'est même pas pour mettre en lumière le "je" de la chanteuse, mais pour souligner avec force le "standing", le fait de se tenir debout, droit, puissant, qui décrit l'impression d'invulnérabilité que ressent la chanteuse lorsqu'elle se trouve en compagnie de son amie.
Ellie s'est d'ailleurs placée en-dessous, au niveau de la dominante ("I'm" (V) et "when (V) I'm" ), sur une durée très courte en comparaison. Charmante manière de se mettre en retrait pour laisser toute l'attention sur le "you". Et puis, Ellie jouant le rôle de "dominante", artiste accomplie, femme de scène et de show-business, tandis que sa partenaire est personnifiée sur la sensible, note fragile, féminine, entièrement tendue vers la tonique comme si elle n'avait d'autre but que de la rejoindre enfin... Belle métaphore, vous ne trouvez pas ? D'ailleurs, la musique réalise l'impossible rencontre entre sensible et tonique vers la fin (autour de 3 minutes sur la vidéo) : le "you" est joué à la fois sur septième et tonique, et là miracle, elles se confondent, s'alternent se complètent, sans qu'on entende de fausse note. Chapeau le studio.
Ce n'est qu'un petit exemple d'écoute attentive et d'interprétation personnelle. Exercez-vous aussi à décortiquer et analyser les mélodies qui vous touchent, et à donner le sens qui vous plaît aux notes, et vous trouverez bien vite que la musique est une poésie renversante dont la grammaire obéit elle aussi à des lois, qu'on peut appliquer, transgresser, renverser... Pour une description plus académique des degrés et de leurs relations, je vous conseille l'excellent portail de l'harmonie sur Wikipédia. A vous de jouer.
lundi 7 mars 2016
Gregory Porter : Musical Genocide
Aujourd'hui, une parenthèse pour ce colosse au style inimitable, toujours classe et le sourire aux lèvres. Vous ne l'avez encore jamais écouté ? Pas la peine de sortir le fouet, rattrapez-vous ci-dessous.
A écouter encore et encore : Musical Genocide
Gregory Porter confiait à propos de cette chanson :
« C’est un titre lourd qui envoie un message à ceux qui entendent niveler la musique, et la culture, par le bas. Plus personne ne connaît les chansons traditionnelles et je ne suis pas d’accord avec ça. J’estime que notre société a besoin de chansons protestataires. »
Et puis comment ne pas craquer quand un petit bijou comme "Holding On" sort pile le jour de votre anniversaire ?
lundi 29 février 2016
Jean-Jacques Milteau
Salut ! C'est l'ancien harmoniciste de Johnny Halliday, à qui Greg Zlap a succédé, lui aussi harmoniciste démentiel. Milteau, c'est le pape du blues en France, il anime une chronique sur TSF Jazz qui s'intitule Bon Temps Rouler. Aujourd'hui, il fait toujours des concerts, des CD, collabore avec des bluesmen de tous les continents et participe à de nombreux projets pédagogiques, écoles de blues, etc.
Je vous propose d'écouter le blues lick de la vidéo suivante, qui permet de voir à quoi il ressemble, avec un minuscule aperçu de son jeu : plutôt axé lip-pursing, recherche de simplicité et de percutant plutôt qu'une avalanche de notes. Et qui permet aussi de découvrir aussi iMusicSchool :
Simple et efficace ! Sur un harmonica en G, jouez :
-1 -''2 -2 -'3 -2 -2 -2, -1 -''2 -2 -'3 <-4-3-2> -''2 -1 -''2 -1 -'3 -2
C'est une petite série basée sur la gamme blues, qui commence sur la dominante basse, et remonte à la fondamentale en passant par la septième mineure, puis mobilise la tierce mineure. Tout tourne autour de ces quatre notes. Le petit glissando rapide sur vos <-4-3-2> se fait d'un trait en enchaînant tout de suite sur le bending du 2 aspiré. Le vibrato sur la tonique a son importance, en prononçant le son "ou" si vous voulez coller à la version originale.
C'est une petite série basée sur la gamme blues, qui commence sur la dominante basse, et remonte à la fondamentale en passant par la septième mineure, puis mobilise la tierce mineure. Tout tourne autour de ces quatre notes. Le petit glissando rapide sur vos <-4-3-2> se fait d'un trait en enchaînant tout de suite sur le bending du 2 aspiré. Le vibrato sur la tonique a son importance, en prononçant le son "ou" si vous voulez coller à la version originale.
Je ne connais pas encore iMusicSchool, mais sachez que tous les cours en ligne ou en live, masterclass ou stages, avec lesquels collabore Milteau valent le détour. Il a formé et influencé des talents comme Rachelle Plas ou Mario Scillia et bien d'autres (c'est inquantifiable).
Petite réinterprétation perso sur un Hohner Special 20 en C avec un peu de tongue block pour meubler, en vidéo ci-dessous.
Bon courage, et bonne semaine !
samedi 20 février 2016
Thème principal Juzzie Smith
Salut ! Vous connaissez Juzzie Smith ? Artiste multi-instrumentiste, jongleur, vagabond, il a le rythme dans la peau et a publié l'une des vidéos d'harmonica les plus vues au monde ! La voici :
Ce morceau comporte une impressionnante variété de techniques instrumentales et réunit tout ce qui plaît au public : amorce, vocalises, syncopes rythmiques, coups de théâtre, effets d'attente... Purement génial. Si vous voulez l'apprendre, je vous conseille de commencer par le thème principal. En voici la partition :
Il s'agit des deux premières mesures simplifiées, passées l'amorce et les vocalises. A savoir que le rythme est ternaire : pour une noire, comptez trois croches.
Voici la tablature :
2 -123
+123 -2 +2 -3 -''3 -2 +2 -1
Si vous possédez un harmonica assez grave, comme un G, cela conviendra très bien. Néanmoins Juzzie utilise une tonalité plus grave encore, probablement un F.
Pour passer à l'étape supérieure, réécoutez ce thème tel que le joue Juzzie, et vous constaterez que les deux accords de la première mesure sont coupés avec une articulation en "t". Entraînez-vous avec un tempo lent : réglez le métronome sur 80 et cela sera un très bon entraînement.
La suite se présente comme suit :
- Mesure 3 :
totalement identique à la mesure 1
- Mesure 4 :
Presque identique à la mesure 2 sauf qu’on
élimine le -2 +2 du début pour le remplacer par -3 -‘’3 -2. On
répète ce -3 -‘’3 -2 deux fois. Au total cette mesure 4 donne :
-3 -‘’3
-2 -3 -‘’3 -2 +2 -1
- Mesures 5 et 6 :
Répétition à l’identique des mesures 1
et 2
- Et enfin mesure 7 et 8 :
Léger glissando aspiré partant du -2 jusqu’au -5, puis trille* -4-5-4-5 répétée tout le long de la mesure 7, et sur la mesure 8 sur les temps 1 et 2. Arrivé au temps 3, on joue :
-‘4 -4, glissando aspiré jusqu’au -2, qui tombe sur le temps 4.
Voici une vidéo qui reprend tout ça, répété deux fois :
*Trille : Effet rythmique par excellence,
le trille est un motif caractéristique très courant dans la pratique
de l'harmonica blues. Il consiste en un jeu alterné très rapidement de deux
notes adjacentes, sur un même souffle soit en secouant très rapidement la tête
de gauche à droite, soit en faisant glisser l'harmonica de la même manière avec
la main. Un autre technique consiste à produire les trilles avec la langue.
Le trille peut être doux et vibrer à la façon d'un trémolo sur un couple de
notes tenues à volume moyen voire bas. Au contraire, il peut avoir une fonction
de puissante ponctuation rythmique. (Wikipédia !)
Bon courage et bon week-end !
samedi 6 février 2016
Le Hoochie-Coochie ManCunian
Salut ! Une pépite s'est présentée à moi, je la partage avec vous : un superbe solo d'harmonica de la part d'un artiste hors du commun, répondant au nom de Hoochie-Coochie ManCunian. Ce monsieur joue de la guitare électrique blues dans la rue, chante, et accessoirement souffle comme un fou dans son harmonica, dont il joue très bien ! Le son de la vidéo est loin d'être parfait mais la qualité de jeu du musicien vaut le détour.
L'harmonica dont il joue est en ré, ou peut être juste un demi-ton en-dessous. Ce monsieur utilise la seconde position, la plus confortable pour le blues. Une figure mélodique revient constamment dans son jeu, dont voici la tablature :
-'4 -4 -'4 -3 -2 -2
De nombreuses variations viennent enrichir ce phrasé, qu'il alterne en répétant plusieurs fois le -'4 -4, ou en baissant d'un demi-ton le -3, ou encore en descendant vers le -''2. Mais vous remarquerez qu'au lieu de se limiter à la gamme blues classique, où la tierce est mineure, ce musicien "égaye" son jeu avec une tierce majeure à la place. Voici la transcription de la tablature en notes sur la portée avec indication des degrés :
La tierce, au lieu d'être mineure comme sur une gamme blues classique, est ici jouée majeure. Pourquoi le blues ne pourrait-il pas sonner gai lui aussi ? On note trois dièses à la clef, nous sommes en la majeur. Les deux croches en haut à gauche mises en équivalence d'une noire suivie d'une croche sont le symbole qui vous avertit que le rythme se joue ternaire.
La tierce, au lieu d'être mineure comme sur une gamme blues classique, est ici jouée majeure. Pourquoi le blues ne pourrait-il pas sonner gai lui aussi ? On note trois dièses à la clef, nous sommes en la majeur. Les deux croches en haut à gauche mises en équivalence d'une noire suivie d'une croche sont le symbole qui vous avertit que le rythme se joue ternaire.
Avez-vous été surpris, comme moi, par la descente aïgue qui surgit soudainement dans son jeu ? Il s'agit d'un -6 +6 -5 +5 -4 +4. Cette figure toute simple, mais jouée avec une telle rapidité et harmonisée par quelques notes périphériques, est aussi épatante qu'inattendue ! Dans la petite vidéo qui suit, je vous joue cette descente et le phrasé décrit plus haut, à vitesse réduite.
Bon courage, et bon week-end !
jeudi 5 mars 2015
Phrasé blues par Rachelle Plas
Salut ! Si vous ne connaissez pas encore Rachelle Plas, foncez voir ses vidéos sur Youtube, c'est une des filles les plus douées à l'harmonica que j'ai eu le plaisir d'entendre en live :
Vers la fin de cette vidéo de présentation, Rachelle entame un blues rapide plein de charme dont j'ai effectué la transcription. En voici un extrait ; si la suite vous intéresse, n'hésitez pas à demander et je vous l'enverrai par mail. A plus !
dimanche 22 février 2015
Phrasé funky harmonica par Fiendant
Bonjour à tous ! Aujourd'hui, c'est l'ami Fiendant qui nous joue un phrasé funky sur son harmonica.
J'en ai effectué la transcription, dont voici un aperçu; Si cela vous intéresse, n'hésitez pas à demander et je vous l'enverrai par email. Enjoy !
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